

Le système nerveux
Notions diverses
Je collecte ici, au fur et à mesure, des notions que j'ai explorées au gré de ma curiosité intellectuelle ou de mes aventures personnelles ... Il n'y a donc aucune tentative d'être exhaustive, organisée, ni d'offrir une vision globale. Par contre, je souhaite relayer avec justesse ce que la science nous permet de connaître, aussi je vous serai reconnaissante de bien vouloir me signaler toute inexactitude ou erreur que vous pourriez identifier...
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On distingue différents "systèmes nerveux" :
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le système nerveux central (SNC) :
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encéphale
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cerveau (2 hémisphères cérébraux) comprend le télé encéphale (cortex, noyaux gris centraux et diencéphale (thalamus et hypothalamus) ; le système limbique désigne l'ensemble = amygdale + hippocampe + thalamus + hypothalamus + gyrus cingulaire + cortex orbitofrontal + cortex préfrontal médian + septum + bulbe olfactif. C'est un réseau de structures situées autour du thalamus, à la jonction entre le cortex et les régions plus profondes du cerveau (gestion des émotions, orientation des comportements, régulation des réactions physiologiques, traitement des odeurs, associations souvenirs - émotions) ==> il influence le système endocrinien en interagissant avec l'hypothalamus
--> le cortex est la surface plissée du cerveau, c'est la matière grise, composée de neurones (pour analyse, percevoir, décider, mémoriser, bouger, parler, penser...) les plis forment des bosses (=gyrus) ou des creux (=sillons) , les grandes régions sont :-
cortex frontal (décision, planification, personnalité, motricité)
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cortex pariétal (perception du corps, intégration multisensorielle)
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cortex temporal (mémoire, audition, reconnaissance des visages)
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cortex occipital (vision)
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cortex cingulaire (émotions, motivation)
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cortex insulaire (intéroception = perception interne = douleurs, viscères, ... )
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tronc cérébral (mésencéphale, pont et bulbe rachidien) point de départ des nerfs crâniens ; concerne les fonctions vitales (respiration, vigilance)
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cervelet (coordination motrice)
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les méninges (ce sont trois enveloppes protectrices autour du Système Nerveux Central = dure-mère, arachnoïde et Pie-mère de l'extérieur vers l'intérieur)
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moelle spinale ( = moelle épinière)
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les systèmes nerveux périphériques :
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constitués de nerfs : 12 paires de nerfs crâniens + 31 paires de nerfs spinaux ; les nerfs sont composés d'un ensemble d'axones et de vaisseaux sanguins enveloppés par du tissu conjonctif; la plupart sont mixtes : fibres sensitives et fibres motrices
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et de ganglions nerveux (sortes d'étapes sur les nerfs)
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le système nerveux périphérique autonome (SNA) = système neurovégétatif ; pas de contrôle volontaire : digestion, vascularisation, muscle cardiaque, glandes exocrines (sudation, digestion) et certaines glandes endocrines(*).
Les ganglions sensoriels crâniens récoltent les informations sensitives (pression artérielle, teneur en oxygène du sang, etc) jusqu'au centre intégrateur (noyau du tractus solitaire situé dans le système nerveux central) qui va renvoyer des "consignes" : par exemple : dilatation des bronches, libération de sucs digestifs ...
Le SNA "écoute" le corps en permanence.
Sur le plan émotionnel, le SNA a trois réponses possibles via le nerf vague (nerf crânien dont le territoire est le plus étendu) et ses branches :
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via la voie vagale ventrale (tronc vagal antérieur, correspond principalement au nerf vague gauche après son passage dans le thorax):
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activer le système sympathique : le système nerveux (ortho) sympathique mobilise l'énergie et les ressources du corps lors d'un stress (fuir ou combattre) ou d'une excitation
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activer le système parasympathique (lien social, repos) : le système nerveux parasympathique permet de conserver l'énergie et les ressources durant un état relaxé ou pendant le sommeil ( --> le corps "se répare") ; il peut également être activé volontairement via la respiration (voir ci-dessous)
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via la voie vagale dorsale ( ou tronc vagal postérieur, issu du nerf vague droit : cas de danger extrême auquel on ne peut échapper) : extinction ou effondrement (malaise vagal) ou figement. En cas de trauma, la voie vagale dorsale peut devenir dominante. Le SNA peut rester bloqué en alerte (hypervigilance).
le système nerveux périphérique somatique (SNS)
- dirige les mouvements volontaires et position du corps
- permet de percevoir via les 5 sens.
La respiration, la déglutition et la miction (uriner) sont les trois fonctions pour lesquelles le SNS peut prendre le contrôle temporairement à la place du SNA. Mais dès que l'on touche à la vitalité, le SNA reprend automatiquement le contrôle.
La prise de contrôle de la respiration par le SNS permet :
- de parler, chanter, souffler
- de respirer profondément pour se calmer ou de pratiquer la cohérence cardiaque, le yoga, etc
- de faire de l'apnée volontaire
Fait notable : allonger l'expiration permet de "faire croire" au SNA que tout va bien et d'activer le système parasympathique volontairement. L'application "respirelax" des thermes d'allevard permet de guider la pratique (disponible sur appstore et googleplay)
(*) une glande endocrine libère ses hormones dans le système sanguin (ex : thyroïde, surrénales, pancréas, ...) tandis qu'une glande exocrine libère ses hormones via un canal ou vers l'extérieur (glandes mammaires, sudation, digestion...)
bibliographie : Stephen W PORGES : La théorie polyvagale
D'où vient la sensation de sortir de son corps ?
Voir la publication scientifique
Une zone du cerveau : le cortex temporo-pariétal (TPJ) centralise la "remontée d'informations" des différents sens. Il y a bien sûr les cinq sens habituels (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi :
- l'intéroception : perception interne que l'on peut avoir via nos organes, notre peau, le rythme cardiaque, les vaisseaux : faim, soif, émotions, etc
- la proprioception : perception de la situation de notre corps dans l'espace : position, mouvements, équilibre, etc via les muscles, tendons, articulations et l'oreille interne.
C'est là que se construit la conscience du soi corporel. C'est grâce à cette zone que l'on associe l'oiseau que l'on voit avec le chant que l'on entend.
La perception d'être ailleurs que dans son corps provient d'une défaillance de l'intégration multi-sensorielle : se priver d'un sens, par exemple si on ferme les yeux, facilite la perturbation de ce mécanisme. On peut alors plus facilement perdre son référentiel et mal localiser son corps.
En cas de fatigue intense, de manque de sommeil ou de stress, les signaux peuvent être trop faibles ou perçus comme contradictoires. Le cortex temporo-pariétal peut alors être en difficulté pour stabiliser la carte corporelle ou générer la sensation de flotter ou de se dédoubler.
Au delà du cortex temporo-pariétal, d'autres zones du cerveau jouent un rôle (le thalamus (relais des signaux sensoriels), le gyrus cingulaire postérieur (impliqué dans la conscience corporelle), le système hippocampo-cortical...).
Localisation du cortex temporo-pariétal (ou Temporo Parietal Junction = TPJ)
et voici la célèbre et fascinante expérience au cours de laquelle on voit "en live" comment "manipuler" l'intégration multi-sensorielle expérience de la main en caoutchouc
Personnellement j'ai vécu cette expérience une seule fois, en 1984 ou 85, nous étions au moins une centaine, peut-être plus, dans une salle à entonner le son Om (ॐ ou Aum), les yeux fermés, et je me suis sentie flotter, portée par le son que j'émettais et qui se fondait dans le son de l'ensemble des participants. C'était à la fin d'une conférence d'Alejandro Jodorowsky sur la symbolique des tarots de Marseille, à Paris.
Que se passe-t-il dans le cerveau au moment du décès - qu'est-ce que l'onde terminale, ou la tempête cérébrale ?
Voir la publication scientifique
Après l'arrêt cardiaque, le cerveau montre une activité électrique faible mais détectable pendant 20 à 40 secondes (non consciente). Ensuite il y a la "dépolarisation terminale" : c'est une grande vague électrique qui se propage dans tout le cortex et marque la perte totale de polarisation des neurones ; puis la mort neuronale irréversible. Cette grande vague, cette "tempête cérébrale" est un phénomène identique aux phénomènes oberservés lors de migraines sévères.
Réversibilité : Les découvertes récentes montrent que si la circulation sanguine revient avant que les neurones ne soient trop endommagés, alors une onde de repolarisation peut suivre, l'activité électrique peut redémarrer et les neurones peuvent survivre.
Ainsi la mort du cerveau n'est pas instantanée.
La tempête cérébrale pourrait expliquer certains aspects des expériences de mort imminente (Near Death Experience = NDE), mais cela reste à démontrer. Aujourd'hui, on a des corrélations, mais pas de preuve de lien de cause à effet. Les NDE surviennent dans des cas où la circulation sanguine chute, le cerveau manque d'oxygène et entre dans un état critique, juste avant la dépolarisation terminale. Or c'est bien à ce moment-là qu'on observe une activité électrique paradoxale, parfois augmentée, avant l'effondrement final.
Juste avant l'onde terminale, le cerveau peut produire divers phénomènes liés à la perception consciente, l'intégration multi-sensorielle, les états de rêve lucide, et les expériences intenses. Cela pourrait créer des perceptions subjectives très vives, même si le cerveau est en train de s'éteindre.
Le striatum
bibliographie : Sébastien BOHLER : Le striatum